Morse
Par Ellaszandra • 6 mar, 2009 • Catégorie: Movies, Occident •
Morse (Låt den rätte komma in)
Film suédois (2008)
Réalisé par Tomas Alfredson
Avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar
Synopsis (source : Allocine.fr)
Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer… et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses. Il n’en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n’en pâtira pas, au contraire…
Mon Avis :
Le film focalise sur la rencontre entre Oskar et Eli. Les scènes dans lesquelles ils interagissent tous les deux sont magnifiques. Les jeunes acteurs évoluent dans une relation d’amitié puis amoureuse très non conventionnelle. Il l’aime parce qu’elle est différente et le comprend. Elle l’aime parce qu’il est différent et la comprend. Au final le côté “vampire” n’est qu’un détail qu’Oskar acceptera sans problèmes pour cette fille qui finalement s’est montrée plus humaine envers lui que ses camarades de classe.
Plusieurs thèmes sont abordés : le bizutage, les brimades, la sociabilité, la différence et la solitude. L’atmosphère de ce film suédois renforce toutes ces thématiques. Nous observons un paysage glacé, blanc, enneigé, aussi pâle qu’Eli la vampire… et je dirais… aussi poétique et intriguant qu’elle.
Alors maintenant parlons de la manière dont ils ont présenté ce topos fantastique qu’est le vampirisme. A mon grand soulagement : pas d’ailes bizarres, de crocs, de canines, tout ce qui est cliché. Ses transformations en vampires avaient tout ce qu’il y a de plus humain c’est à dire qu’on a bien le sentiment que c’est un état de “maladie”, qu’elle en souffre et qu’Oskar l’aide à s’en libérer.
Et inversement, grâce à elle, le jeune garçon prend de l’assurance et du courage. L’avant-dernière scène, à la piscine est d’une poésie incroyable. Le sang qui coule, les vampires en feu, la démence dans les yeux des humains sont filmés avec une telle émotion et transparence que le film devient une peinture mouvante. Enfin, je vous conseille de le regarder aussi en VOST parce que c’est joli le suédois.
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